Saison gourmande: CHARLOTTES – Albums Larousse  - 28/11/09 - Paris
>  28 novembre 2009
>   Oscar Farkoa

 

La mode en cuisine est quelque chose de curieux. Que l’on ne mange pas les mêmes plats ou qu’on les prépare de manière bien différentes à plusieurs siècles d’intervalle est une chose, mais que l’on dédaigne des mets qui régalaient nos papilles il y a seulement une dizaine d’années ne cesse de me surprendre. Et pourtant, si vous feuilletez vos livres de cuisine, vos cahiers de recettes ou pour les heureux sybarites qui tiennent un livre de menus des agapes passées, ces pages mémorables retraçant lesdits festins, vous constaterez que cela fait bien longtemps que vous n’avez pas cuisiné une bonne blanquette, ce magret aux olives qui recevait tant d’éloges ou autres tomates farcies…

Tendres et rigolottes Charlottes - Larousse

À propos, cela fait combien de temps que vous n’avez pas servi une charlotte en dessert ou lors d’un goûter ? Facile à réaliser, ce dessert « diplomatique », (j’entends par là susceptible de plaire au plus grand nombre), possède le rare avantage de se prêter à toutes les variations sucrées et salées.

On peut ne pas aimer le baba au rhum ou la tarte à la rhubarbe, mais a-t-on jamais entendu un convive s’écrier : « Moi, la charlotte, j’ai horreur de ça ! » ?

Autres grands avantages de ce dessert, il ne nécessite généralement pas de cuisson et se prépare à l’avance, notamment avec des enfants : ne négligeons pas cette option à la veille de l’hiver en prévision des journées de pluie qui nous attendent. Nos chérubins découvriront en même temps la vertu de la patience, puisqu’il faut généralement attendre quatre à six heures avant de pouvoir déguster cette pâtisserie.

La recette de base se résume à peu de chose : une mousse (au chocolat, par exemple), et des biscuits à la cuillère trempés dans un liquide sucré, souvent alcoolisé (café et liqueur d’amandes ; eau, sucre et rhum…). Pour parer à l’éventuel reproche que l’on pourrait faire à cet entremets qui offre peu de résistance sous la dent, on pourra à loisir y ajouter pour lui donner un aspect croquant des éclats de noix, de noisettes ou d’amandes soit à l’intérieur même de la mousse (faut-il rappeler que les couches de biscuits et de mousse s’intercalent à l’intérieur du gâteau ?) soit au-dessus.

Pour ceux que cet impromptu laisse sur leur faim et souhaiteraient une vraie recette en bonne et due forme avec ingrédients et mesures, je conseille vivement le très bel ouvrage que Larousse consacre à ce grand classique de notre patrimoine culinaire : Tendres et rigolotes Charlottes ! Vous y découvrirez que les biscuits à la cuillère peuvent être remplacés par des biscuits roses de Reims (Charlotte aux fruits rouges), du pain d’épice (Charlotte de pain d’épice aux abricots et au nougat), des crêpes (à l’ananas), des macarons (aux fruits de la passion), des nonettes (au pamplemousse), des langues-de-chat...

Mais la Charlotte se déguste aussi glacée (aux cerises ou au citron) quand elle n’est pas salée (Charlotte d’asperges vertes au bacon frit ; Charlotte de légumes grillés à la feta) pour ne citer que quelques-unes des trente recettes de Valéry Drouet toutes aussi appétissantes les unes que les autres, magnifiquement photographiées par Pierre-Louis Viel.

Tendres et rigolotes CHARLOTTES ! de Valéry Drouet, Photographies : Pierre-Louis Viel, Collection Albums Larousse, 7,90 €.

 

©  Photos Pierre-Louis Viel

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