Monaco Dance Forum - Soirée Faunes 1  - 23/12/09 - Monaco

>  Manal
>  16 décembre 2009

 

L’Après-Midi d’un Faune, ballet en un acte, fut créé par Vaslav Nijinski sur la musique éponyme de Claude Debussy, lequel s’était lui-même inspiré du poème de Stéphane Mallarmé.

 

La chorégraphie de ce ballet de 1912 constituait une forme de révolution : loin des tutus classiques et de mouvements du Corps de Ballet, Nijinski insistait sur l’animalité du personnage, renforcées par son costume et son maquillage.

Le thème d’origine a été diversement interprété par de nombreux chorégraphes : c’était précisément le thème de la soirée ‘Faunes’ que de comparer quelques unes de ces créations.

 

Point de comparaison nécessaire, la chorégraphie originale de Nijinski a d’abord été dansée à la perfection par Eric Vu-An, ancien danseur étoile de l’Opéra de Paris et nouveau directeur du Ballet de l’Opéra de Nice, dans le décor et le costume dessiné par Léon Bakst, artiste des Ballets Russes.

Si révolutionnaire qu’ait pu être à l’origine cette chorégraphie, sa facture semble de nos jours bien classique et modérée.

 

Œuvre de Georges Momboye, danseur d’origine africaine, la deuxième chorégraphie faisait ressortir de façon bien plus moderne l’animalité du faune, avec des mouvements rentrés, concentrés, puissants. Interprétation intéressante du chorégraphe lui-même. En prélude, un percussionniste était intervenu de façon quelque peu incongrue et sans lien apparent avec le ballet, si ce n’est peut-être pour créer une ambiance ‘tropicale’.

 

Marie Chouinard, danseuse canadienne, a privilégié dans sa chorégraphie le ‘monstre visuel’ : le costume de son faune en fait un monstre difforme. Ses déplacements et mouvements renforcent l’impression. L’insistance sur le priapisme du pauvre être donne une dimension plus précise à son état.

 

Thierry Malandain a privilégié une chorégraphie bondissante, avec des rappels occasionnels aux mouvements originaux de Nijinski, comme les passages de profil, les positions des mains,… Décor simple, costume simpliste, mais une technique efficace.

 

Enfin, la chorégraphie de Jiri Kylian, intitulée ‘Silent Cries’, a été dansée par Bernice Coppieters, danseuse étoile des Ballets de Monte-Carlo. Evoluant derrière une plaque de verre, la danseuse évoque par ses mouvements désespérés les cris silencieux qu’évoque le titre du ballet. Son interprétation a été parfaite comme toujours.

 

Le comédien Dominique Sandre intervenait entre les ballets pour dire des Intermèdes poétiques.

Il est dommage qu’ils aient été si peu intelligibles, question de diction ou de sono. Mais le symbolisme de Mallarmé passe peut-être mal à l’écoute.

 

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