Inauguration du Musée Jean Cocteau à Menton  - 09/11/11 - Menton

Le projet du Musée Cocteau à Menton a abouti.

Son ouverture au public à compter du 6 novembre 2011 donnera à la ville une nouvelle dimension culturelle liée à Cocteau. Il s’ajoute en effet au petit musée Cocteau du Bastion, en bord de mer, et à la fresque que l’artiste a réalisée dans la salle des mariages de la Mairie.

 

La genèse du projet tient à plusieurs facteurs.

 

Il y a d’abord un collectionneur, Severin Wunderman, passionné de longue date par tout ce qui touche à Cocteau : il a rassemblé une vaste collection de livres, dessins, tableaux et documents divers se rapportant à l’artiste. D’origine belge, ayant surtout vécu aux Etats-Unis, il souhaitait trouver pour sa collection un lieu d’exposition adéquat en Europe.

 

Il y a ensuite Menton, la ville chère à Cocteau, qui y a laissé des œuvres et créé le petit musée du Bastion. Des rencontres entre son maire, Jean-Claude Guibal, et Severin Wunderman ont permis de créer le climat de confiance qui a incité ce dernier à faire don de sa collection à la ville et à constituer ainsi le fonds d’un musée dédié.

 

Il y a aussi Rudy Ricciotti, l’architecte dont le projet a séduit et remporté le concours grâce à des atouts nombreux : utilisation rationnelle et élégante d’un terrain biscornu en bord de mer ; une structure basse, qui préserve la perspective sur Menton ; des murs échancrés, qui apportent la lumière et rappellent les arcades  de soubassement de la vieille ville face au port ; de vastes espaces modulables pour les expositions permanentes et temporaires.

 

Il y a enfin Celia Bernasconi, conservateur du musée, jeune spécialiste de l’art moderne et contemporain, et en particulier de l’œuvre graphique de Cocteau, qu’elle a découvert dans le cadre de ses recherches sur l’influence de Paolo Uccello, peintre florentin du Quattrocento, sur les artistes du XXème siècle.

 

Menton se trouve aujourd’hui dotée d’un nouveau musée, précédé d’une vaste esplanade, qui dégage la vue sur le merveilleux bâtiment Belle Epoque du Marché Public. Cette esplanade est joliment décorée  d’une mosaïque en galets représentant le lézard cher à Cocteau.

 

Les collections du musée comptent quelque 1800 œuvres données par Severin Wunderman, dont 990 œuvres de Cocteau, et comportent des dessins, estampes, peintures, céramiques, tapisseries, bijoux, livres, manuscrits et photographies, qui donnent une vision très complète de l’artiste.

 

Le parcours muséographique est, quant à lui, composé de 250 œuvres, qui, réparties en séquences à la fois chronologiques et thématiques, proposent une flânerie à travers la vie et l’œuvre de Cocteau.

‘Le Théâtre de la Chambre’ rappelle ses œuvres poétiques de jeunesse et son enthousiasme juvénile pour Sarah Bernhardt et Vaslav Nijinsky.

‘L’Imposteur’ relate son expérience de la Première Guerre mondiale et les œuvres qui en découlent. ‘Parades’ rappelle la période féconde de l’amitié avec Picasso et Satie et la création du ballet révolutionnaire ‘Parade’ sur une musique de Stravinsky.

‘Jean l’Oiseleur’ correspond à la période où, très affecté par la mort de son ami Raymond Radiguet, Cocteau s’adonne à l’opium et dérive vers un style graphique plus expressionniste. A noter que ce pseudonyme de l’Oiseleur est lié à son goût pour Paolo Uccello (oiseau, en italien), mentionné plus haut.

‘Le sang d’un poète’ se réfère au premier film de Cocteau, avec des personnages inspirés de l’antique et empreints d’une dimension tragique. C’est aussi l’époque d’œuvres littéraires célèbres comme ‘Les enfants terribles’ ou ‘La machine infernale’.

‘Mystères’ présente les œuvres de l’après-guerre réalisant la synthèse entre réel et imaginaire, avec des films comme ‘La Belle et la Bête’ ou ‘Orphée’.

‘Testaments’ présente enfin les œuvres ‘méditerranéennes’ de l’artiste, fortement influencées par Picasso, et caractérisées par l’irruption de la couleur et une forte rupture stylistique. Son dernier film, ‘Le Testament d’Orphée’, est longuement évoqué à travers les photos de plateau de Lucien Clergue, dont ce dernier a fait don au Musée.

 

On notera que M. Clergue a conté son amitié avec Cocteau, à qui il avait été présenté par Picasso, et avec qui il a travaillé pendant les dernières années de sa vie. Sa donation au Musée porte sur quelque 240 tirages originaux remarquables de ses photos.

 

L’inauguration du Musée a eu lieu le samedi 5 novembre en présence de M. Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, qui lui a attribué le label de ‘Musée de France’.

 

>>Liens sur le même sujet


- 60 ans d’Art Contemporain sur la Côte d’Azur
- Menton et ses projets

- Echange artistique et culturel entre l’Université de Carnegie Mellon et le Musée Jean Cocteau (2001) VIDEO
- Rudy Ricciotti

 

>> En ouverture de gauche à droite 

Eric Ciotti, Député-Président du Conseil Général des Alpes Maritimes

Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication
Tony Clark, ancien directeur du Wunderman Family Museum

Jean-Claude Guibal, Député-Maire de la Ville de Menton

Richard Tomlin, Président de la Wunderman Family Foundation

Rudy Ricciotti, architecte

 

 

Musée Jean Cocteau – Collection Severin Wunderman

2, quai de Monléon

F – 06500 Menton

T +33 (0)4 89 81 52 50

 

Ouvert tous les jours de 10h à 18h

Sauf le mardi et les jours fériés

Nocturne jusqu’à 22h tous les vendredis des mois de juillet et août.

 

Tarifs 

Collections (deux musées Jean Cocteau)  €6

Collection et exposition temporaire €8

Tarifs minorés /gratuits sur justificatif

 

© Photos Ville de Menton – Manal

© ADAGP, Paris 2011  «Avec l’aimable autorisation de M. Pierre Bergé,  président du Comité Jean Cocteau»

© Channel Riviera 2011. Droits de reproduction et de diffusion réservés

 








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