Ballets ‘Sylvia’ et ‘Les Deux Pigeons’ à l’Opéra de Nice  - 04/01/14 - Nice

> 4 janvier 2014

> Manal

 

Ballets ‘Sylvia’ et ‘Les Deux Pigeons’ à l’Opéra de Nice : les derniers feux du romantisme

 

Le Ballet Nice Méditerranée a présenté, à l’occasion des fêtes de fin d’année, un spectacle reprenant deux ballets du 19ème siècle finissant, avec lesquels le Romantisme jette ses derniers feux : ‘Sylvia’, de Léo Delibes et ‘Les Deux Pigeons’, d’André Messager.

 

Le premier ballet, ‘Sylvia ou la Nymphe de Diane’, a été créé en 1876 à l’occasion de l’inauguration de l’Opéra Garnier à Paris.

L’argument est simpliste : dans une Arcadie mythique, le berger Aminta, aime Sylvia, chasseresse impérieuse qui ne l’aime pas ; mais il la délivre des griffes du méchant Orion et elle en tombe amoureuse. L’histoire se complique quand interviennent des groupes de chasseresses et d’Ethiopiens ( ?), mais aussi des dieux, Diane, et surtout Eros, dieu de l’Amour, qui résout tout in fine.

 

Une telle histoire est évidemment l’occasion de nombreux et charmants pas-de-deux et de quelques mouvements d’ensemble très réussis. La partition de l’œuvre est particulièrement intéressante et a largement contribué à la célébrité de Léo Delibes : révolutionnaire en son temps, avec l’utilisation de leitmotivs, elle est partie intégrante de l’œuvre, une nouveauté à l’époque, qui avait d’ailleurs retenu l’attention de Tchaïkovski lui même.

 

Le second ballet, ‘Les Deux Pigeons’, est inspiré de la fable éponyme de La Fontaine et a été créé à Paris en 1886.

Dans un cadre pastoral, Gourouli, jeune fille innocente fête avec ses amies sa grand-mère Mikalaia en dansant et en préparant des bouquets, mais son fiancé Pépio s’ennuie, surtout quand arrive une troupe de gitans et qu’il découvre la brûlante Djali dans ses danses affriolantes. Il décide de repartir avec les Bohémiens, mais se fait berner par Djali et voler par eux, tandis qu’à son insu, Gourouli, déguisée en Gitane, le suit, s’adapte aux Gitans et séduit Zarifi, leur chef. Tout finira bien et Pépio rentrera au bercail tout penaud.

 

La musique de Messager rend bien l’ambiance primesautière et insouciante de l’Age tendre de Gourouli au premier acte, mais aussi son évolution vers l’âge adulte et l’apprentissage de la ruse, de la séduction et de la sensualité au second acte. Les danses gitanes sont particulièrement réussies.

 

Les chorégraphies de ces deux œuvres, en l’occurrence celle de Louis Mérante pour le premier, et celle d’Albert Aveline pour le second, ont été revues et adaptées par Eric Vu-An, directeur artistique de la compagnie, tandis que l’Orchestre Philharmonique de Nice était placé sous la baguette du chef anglais David Garforth, un spécialiste du répertoire des ballets classiques.

 

Une agréable soirée de divertissement léger pour les fêtes !

 

© Photos Opéra de Nice

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