‘Une introspection’ de Jean-Paul Goude à Nice  - 26/02/14 - Nice

>26 février 2014

>Manal

 

‘Une introspection’ de Jean-Paul Goude à Nice

 

 

Le Théâtre de la Photographie et de l’Image de Nice présente, depuis le 14 février et jusqu’au 25 mai prochain, une passionnante exposition consacrée à Jean-Paul Goude, homme aux multiples talents, qu’on peut définir comme un ‘créateur d’images’, un de ceux dont les œuvres ont le plus marqué notre mémoire collective.

 

L’artiste a conçu lui-même cette exposition, qui montre nombre de dessins et photos, mais aussi un film inédit qui retrace une carrière surprenante. Né à Saint-Mandé en 1948, le jeune homme apprend de son père les manières et le style et de sa mère, ancienne danseuse américaine, le rythme et la fantaisie.

Passionné par la danse, et en particulier les films musicaux américains des années 50, il est aussi remarquablement doué pour le dessin et commence sa carrière comme illustrateur pour Marie-Claire, Dim, ou le magasin du ‘Printemps’, où il réalise en 1964 une fresque consacrée aux ‘Minets’.

 

Son coup de crayon le fait remarquer par Harold Hayes, directeur du magazine Esquire, qui lui commande en 1969  un numéro spécial, puis lui confie la direction artistique du journal à New York. Très vite, il se passionne pour la multiplicité ethnique de ‘Big Apple’ et réalise en 1976 un livre ‘Jungle Fever’, consacré aux communautés afro-américaines et hispaniques, puis un numéro d’Esquire intitulé ‘America Dances’, où il met en scène les blancs, les noirs, les hispaniques et les gays.

 

Il pratique aussi ce qu’il qualifie de ‘French Correction’ : il photographie des personnages en magnifiant le corps avec des prothèses (sa compagne Radiah passe de 1m72 à près de 2 mètres), en découpant et remontant des photos, en modifiant les visages et les corps à l’aide de collages. Le modèle idéal de cette époque est Grace Jones, dont il sera le Pygmalion et qu’il sublimera en des clichés frappants.

 

De retour en France, il passe à la publicité avec des films innovants qui marqueront une génération : ‘Egoïste’ de Channel, les petits bonhommes colorés de Kodak, Vanessa Paradis en oiseau encagé pour Guerlain, la femme et le lion pour Perrier, et tant d’autres. Les séries d’affiches qu’il réalise depuis plus de 10 ans pour les Galeries Lafayette, avec Laetitia Casta en personnage multiforme, frapperont aussi les voyageurs du métro parisien.

 

En 1989, il est invité par le président Mitterrand et le ministre Jack Lang à mettre en scène le défilé de commémoration du Bicentenaire de la Révolution Française, qui se transforme en joyeux conte de fées multi-ethnique. On a retenu des moments forts : les 1500 joueurs de tambour avec leurs lumières personnelles ; les Anglais défilant avec leurs parapluies sous une pluie déversée par les sapeurs pompiers ; les Russes marchant sous la neige artificielle ; les Américains avec une gigantesque ‘marching band’.

 

Cet artiste pluridisciplinaire est entré de plain pied dans l’imaginaire de notre temps avec sa fantaisie, son imagination, son talent, sa diversité, son internationalisme : cette exposition indispensable, à visiter sans faute, lui rend un hommage largement mérité.

 

Attention : le film sur sa vie, un petit chef-d’œuvre de créativité et de fantaisie, est projeté toutes les heures et dure 50 minutes. Il permet de mettre en perspective les œuvres présentées par ailleurs.

 

En ouverture

Slave to the rhythm, ekta découpé, New York, 1986 © Jean-Paul Goude



Théâtre de la Photographie et de l’Image
27, boulevard Dubouchage - Nice
33 (0)4 97 13 42 20

Ouvert tous les jours sauf lundi de 10 heures à 18 heures

Entrée libre

Le site Internet

© Photos Ville de Nice

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