Grande Saison OPMC : concert Mozart et Mahler du 2 mars 2014.  - 03/03/14 - Monaco

>3 mars 2014

>Manal

 

 

Grande Saison OPMC : concert Mozart et Mahler du 2 mars 2014.

 

Le rite des concerts ‘Grande Saison’ du dimanche soir s’est trouvé un peu bouleversé ce 2 mars. La foule des grands jours s’était précipitée pour écouter le Maître Aldo Ciccolini, qui, souffrant, a dû renoncer à se produire. C’est en effet la pianiste russo-autrichienne Elisabeth Leonskaja qui a accepté d’interpréter la première œuvre au programme, le Concerto pour piano et orchestre n° 18 en si bémol majeur, K 456, de Wolfgang Amadeus Mozart.

 

Cette œuvre de maturité, écrite peu après le mariage du compositeur et alors qu’il rencontre des difficultés familiales et matérielles, retranscrit son état d’esprit et ses humeurs, passant du spleen à l’exubérance dans une partition où abondent les difficultés pianistiques.

 

Madame Leonskaja, une des dernières représentantes de la grande école soviétique, bien qu’elle réside depuis 1978 à Vienne, a joué dans le monde entier comme soliste avec les plus grands orchestres. Elle a aussi collaboré longuement avec Sviatoslav Richter, auquel une longue amitié la liait.

 

Elle a interprété l’œuvre de Mozart avec subtilité, précision, raffinement. Le talent et la virtuosité allaient de soi, mais elle leur a apporté un supplément d’âme et d’émotion par son jeu sobre, élégant, subtil. C’est peu de dire qu’elle distille chaque note, chaque accord, leur apportant une fluidité et une clarté exceptionnelles.

 

Chaleureusement applaudie, elle a gratifié le public d’un bis vigoureusement exécuté : une sonate de Schubert qu’elle a interprétée avec flamme et brio. Il faut dire qu’elle sort d’un enregistrement d‘un cycle des sonates de ce compositeur.

 

En seconde partie de programme, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo au grand complet, toujours sous la baguette du Maître Gianluigi Gelmetti, a interprété la Symphonie n° 1 en ré majeur ‘Titan’, de Gustav Mahler.

 

Cette œuvre, présentée à l’origine comme un poème symphonique et considérée comme révolutionnaire à sa création, est dorénavant bien classique. Le compositeur y évoque ses tourments intimes, s’inspire de mélodies populaires, y incorpore une lente et solennelle marche funèbre, qui reprend tout à coup des rythmes tziganes ou juifs. Le grand final, qui retrace le long et difficile parcours des ténèbres à la lumière, se clôt triomphalement dans des fanfares tonitruantes.

 

L’interprétation magistrale de cette œuvre grandiose a soulevé l’enthousiasme du public.



© Photos Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo

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