Opéra de Nice : ‘Adriana Lecouvreur’, de Francesco Cilea  - 18/03/14 - Nice

>17 mars 2014
>Manal

 

Opéra de Nice : ‘Adriana Lecouvreur’, de Francesco Cilea

  

L’Opéra de Nice présente une nouvelle production d’un opéra peu fréquemment monté, ‘Adriana Lecouvreur’, de Francesco Cileo. Cette œuvre a été créée au tout début du 20ème siècle et est basée sur un livret d’Arturo Colautti d’après une pièce d’Eugène Scribe et d’Ernest Legouvé.

 

L’intrigue relate les amours malheureuses d’Adrienne Lecouvreur, une actrice de la Comédie Française du début du 18ème siècle. Elle est aimée du régisseur Michonnet, mais elle tombe amoureuse d’un bel officier mystérieux auquel elle offre un bouquet de violettes. L’officier s’avère être le comte Maurice de Saxe, qui délaisse pour elle sa maîtresse, la Princesse de Bouillon. Le Prince de Bouillon, toujours suivi de son fidèle abbé de Chazeuil, ferme les yeux sur les amours de son épouse et cherche de son côté la compagnie de belles théâtreuses. La Princesse, ayant surpris les sentiments de son amant, se venge en envoyant à Adrienne le bouquet de violettes qu’elle a empoisonnées. La pauvre amoureuse en meurt.

 

Le parti pris par le metteur en scène Francesco Micheli et son décorateur Nicolas Bovey est d’insister sur le côté ‘théâtre’ de l’intrigue et du cadre de l’action. Des passerelles parcourent les cintres, les plateaux de scène se rehaussent, l’éclairage est assuré par des batteries de larges projecteurs (quelque 60 en fond de scène) qui bougent en créant des espaces évolutifs.

 

Quant aux choix du costumier Alessio Rosati, Adrienne, le Prince et la Princesse de Bouillon sont en habit de cour à paniers, lui avec une imposante perruque à la Louis XIV, le comte de Saxe est moins bien loti avec une cuirasse molle et des bottes flottantes, et les acteurs du Français sont affublés de curieux costumes inspirés sans doute de la Commedia del Arte, avec, de face, amples paniers et robes de cour, et de dos, culottes et pourpoints.

 

Dans le rôle titre, l’excellente et jeune soprano roumaine Cristina Pasaroiu fait des merveilles : elle a la voix et l’âge du rôle. Laura Brioli, brillante mezzo italienne, est aussi parfaite en Princesse de Bouillon souveraine et jalouse. Le Prince de Bouillon est interprété par Christophoros Stamboglis, basse grecque, à la fois imposant, solennel et jovial. Son acolyte, le ténor américain Steven Cole, apporte à l’abbé de Chazeuil sa fougue et sa fantaisie. Le baryton italien Davide Damiani apporte à son interprétation de Michonnet, amoureux transi, toute la retenue et la distance qui conviennent. Quant au ténor portugais Bruno Ribeiro, qui joue Maurice de Saxe, il semble malheureusement plus en retrait, la voix un peu faible – mais peut-être s’agit-il d’un incident de générale.

 

L’Orchestre Philharmonique De Nice était placé sous l’excellente direction de Roland Boër, qui a bien fait ressortir la brillante partition de Cilea, tandis que les chœurs sont à la manœuvre, évoluant sur les plateaux et les coursives de la scène, sous la direction de Giulio Magnanini.

 

Voilà un spectacle innovant, rarement vu et entendu, et avec une mise en scène originale : sans doute faut-il s’y précipiter !

 

>> Prochaines représentations à l'Opéra de Nice

Mardi 18, jeudi 20 et samedi 22 mars à 20h

 

Réservations en ligne

T +33 (0)4 92 17 40 79

Opéra Nice Côte d'Azur

4-6, rue Saint-François de Paule

06300 Nice

 

© Photos Dominique Jaussein

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