Rosetta va larguer un petit atterrisseur, Philae, sur le noyau de la comète.  - 10/11/14 - Monde

>10 novembre 2014
>Paule Elliiott

 

Rosetta va larguer un petit atterrisseur, Philae, sur le noyau de la comète.

 

Le 12 novembre prochain, une étape à haut risque de la mission européenne Rosetta sera tentée : larguer le module Philae sur le sol de la comète Churyumov-Gerasimenko pour en faire l’analyse chimique et géophysique.

 

Entre le début du voyage, le 2 mars 2004, depuis le centre spatial de Kourou en Guyanne, et la fin de la mission qui devrait s'achever en décembre 2015, Rosetta aura parcouru plus de 6 milliards de kilomètres à travers notre système solaire.

Au terme d'une descente angoissante de sept heures, Philae tentera de s'agripper à un sol inconnu, accidenté et poreux, retenu par une très faible gravité. S'il gagne ce prodigieux pari technique, le module transmettra à la Terre les premières photographies d'un paysage cométaire.

La comète que doit explorer Rosetta est un véritable fossile. En l’analysant, les scientifiques espèrent comprendre l’arrivée de l’eau sur Terre.

 

Le module Philae est contrôlé depuis Cologne (Allemagne) et ses opérations scientifiques, depuis le Cnes à Toulouse (France). Une centaine d’ingénieurs européens est mobilisée pour assurer le bon déroulement de la mission.

 

Le principal constructeur de Rosetta est l’industriel Astrium (aujourd’hui Airbus Defense and Space), est l’une des missions scientifiques les plus coûteuses jamais lancées par l’Europe : 1,3 milliard d’euros, financés par l’Agence spatiale européenne (20 pays membres aujourd’hui) et par les agences spatiales nationales. La participation de la France se monte à 20 % du coût total. Près de 2 000 personnes, dans l’industrie et la recherche, sont impliquées dans cette mission sans précédent.

 

Rendez-vous le 12 novembre à partir de 15h30 sur Futura Sciences

 

>A propos du nom Rosetta

Choisi par l’Agence spatiale européenne, le nom de « Rosetta » est une allusion à la pierre trouvée à Rosette, en Égypte, en 1799.  Elle est gravée d’un texte hiéroglyphique et de sa traduction en deux variantes de grec. Cette pierre permit à l’égyptologue Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes en 1822. De la même manière, en analysant le matériau primitif des comètes, Rosetta va déchiffrer le passé du Système solaire. Quant à l’atterrisseur Philae, il porte le nom d’une île du Nil où fut trouvé un obélisque gravé de hiéroglyphes, grâce auquel Champollion compléta sa connaissance de l’écriture des pharaons.

 

© Photos X.

© Channel Riviera® 2014. Tous droits réservés








▲ Revenir au début de la page



© All rights reserved Channel Riviera 2009-2013 
 Publicité - Annonceurs  /  Liens  /  Partenaires - accès  /  Conditions Générales  /  A propos  /  Contact