‘Roméo et Juliette ‘ de Gounod au Grimaldi Forum pour la Fête Nationale  - 14/11/14 - Monaco

>14 novembre 2014
>Manal

 

‘Roméo et Juliette ‘ de Gounod au Grimaldi Forum pour la Fête Nationale

 

A l’occasion de la Fête Nationale monégasque, l’Opéra de Monte-Carlo présente cette année une nouvelle production, en coproduction avec le Teatro Carlo Felice de Gênes, de l’œuvre ‘Roméo et Juliette’, de Charles Gounod, sur un livret de Jules Barbier et  Michel Carré, d’après l’œuvre fameuse de William Shakespeare.

 

L’intrigue en est connue : dans la Vérone du XIVème siècle, deux jeunes gens, Roméo Montaigu et Juliette Capulet, issus de deux clans familiaux qu’oppose un conflit  sanglant, tombent amoureux au premier regard, mais se heurtent à l’incompréhension des leurs. Seule leur mort pourra réconcilier les deux familles après de douloureuses péripéties.

 

Dans un décor reconstituant sobrement l’atmosphère d’une cité-état italienne médiévale et de ses palais, avec de hauts contreforts de briques et enduits alternés et une piazzetta pavée en arc de cercle, l’œuvre déroule les moments connus de l’idylle et des conflits qui en découlent. Les jeux de lumière créent et modulent les ambiances : ainsi, d’amples voilages coulant des cintres et un éclairage concentré suffisent à créer l’intimité de la chambre de Juliette. Par contre, une surprise : le balcon de la scène si connue devient une sorte de vaste terrasse en plan incliné, sur laquelle Juliette se promène, tandis que Roméo s’y accoude et parle littéralement aux pieds de son aimée ! Le romantisme traditionnel associé à cette scène quasi proverbiale en prend un sacré coup !

 

Dans le rôle de Juliette, la soprano belge Anne-Catherine Gillet excelle à la fois dans le jeu et le chant : elle parvient à rendre crédible son personnage de très jeune fille éperdument amoureuse et terriblement décidée. Elle allie précision et puissance dans le chant, avec des aigus superbes, elle est vive et animée, drôle et dramatique, tout à fait dans le rôle. Un choix excellent.

 

Paolo Fanale est moins convaincant en Roméo : avec sa dégaine rondouillarde et sa tenue de moujik (pantalon bouffant et bottes totalement anachroniques), il passe difficilement pour un jouvenceau séducteur.

Quant à son interprétation, même si elle aborde bien les notes aigues de sa partition, elle manque nettement de puissance, et son jeu est essentiellement statique. Un ténor à l’ancienne ?

 

Une mention spéciale pour Philippe Rouillon, remarquable basse dans le rôle du Duc de Vérone, et une autre pour la jeune mezzo-soprano Carine Séchaye, surprenante, mais très efficace en Stephano, page de Roméo.

 

La somptueuse musique de Gounod était remarquablement interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, sous la baguette précise et fougueuse de Laurent Campellone, et les chœurs de l’Opéra de Monte-Carlo, toujours dirigés par le compétent Stefano Visconti.


>Dimanche 16 novembre à 15h00

>Mercredi 19 novembre à 20h00 (Fête Nationale sur invitation)

>Samedi 22 novembre à 20h00

 

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© Photos OPMC - Paule Elliott
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