‘Les Cavaliers’, d’après Kessel, au Théâtre des Muses de Monaco  - 16/02/15 - Monaco

>13 février 2015
>Manal

‘Les Cavaliers’, d’après Kessel, au Théâtre des Muses de Monaco

Chef d’œuvre de Joseph Kessel, le roman ‘Les Cavaliers’ décrit un Afghanistan ancestral, avec ses vastes steppes, ses nomades intrépides et leur sport national, le bouzbachi, au cours duquel des cavaliers se disputent dans une mêlée brutale une dépouille de bélier qui doit être déposée dans un ‘cercle de vérité’.

Cette épopée raconte les mésaventures d’un cavalier qui va participer au bouzbachi royal à Kaboul avec le cheval que lui confie son père, lui même ancien champion de ce sport national, qui se blesse, refuse les soins et entreprend le long retour vers sa steppe natale. Il doit se défendre contre les entreprises de son écuyer et d’une jeune nomade, qui en veulent à sa vie, à son cheval et à son argent, il perd la jambe, mais parvient néanmoins à rejoindre son père et à rétablir son honneur.

On imagine aisément la difficulté de transposer cette aventure à grand spectacle sur une (petite) scène de théâtre. Deux acteurs et une actrice parviennent à interpréter les nombreux personnages grâce à des changements de costumes, de ton et d’attitude, et à l’ambiance sonore et musicale créée par une quatrième compère, dont les mélopées et les bruitages complètent l’illusion. C’est toute l’aventure du héros ambitieux, puis blessé, qui défile devant les spectateurs, ses heurs et malheurs, la rigueur du père, les vilenies des sans-grades, la réconciliation finale.

L’adaptation de l’histoire à la scène impose aussi l’acceptation de diverses conventions. Les acteurs occidentaux, si talentueux soient-ils, passent difficilement pour des guerriers afghans, même sur fond de musiques locales et d’appels du muezzin. Quant au cheval vedette de l’action, on le reconnaît difficilement dans le tabouret, tenu par les pieds, qui symbolise sa longue tête, même si le bruitage donne à entendre les ‘clop clop’ des sabots au pas ou au galop. La mise en scène astucieuse  et le talent des interprètes permettent néanmoins de créer pour les spectateurs l’illusion de l’aventure à travers les steppes et des rencontres avec des personnages exotiques et surprenants, attachés à des codes désuets et à une tradition islamique omniprésente.

Même si la pièce rencontre et a rencontré un vif succès, il n’en reste pas moins qu’elle semble mieux convenir au théâtre radiophonique qu’à une scène. Mais les spectateurs ont apprécié cette escapade dans un monde étrange et inconnu. 

Le Théâtre des Muses
45 A boulevard du Jardin Exotique, Monaco

© Photos Théâtre des Muses
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