Festival de l’Opérette : ‘Princesse Czardas’ à l’Opéra de Nice  - 24/09/15 - Nice

>24 septembre 2015
>Manal

Festival de l’Opérette : ‘Princesse Czardas’ à l’Opéra de Nice 

En présentant la 14ème édition du Festival d’Opérette de la Ville de Nice, dont elle est la dynamique créatrice et l’infatigable directrice artistique, Melcha Coder l’avait rappelé : ‘En ces temps de morosité, il faut des spectacles joyeux qui mettent la gaieté au cœur’. Pour le premier spectacle de la saison, on peut dire qu’elle a frappé fort et juste.

Elle a en effet présenté à l’Opéra de Nice, à l’occasion du centième anniversaire de la création de l’œuvre, l’opérette du compositeur hongrois Emmerich Kálmán : ‘Princesse Czardas’, devant une salle comble pour les deux représentations. Et la morosité n’était plus de mise à en juger par l’enthousiasme du public qui a longuement ovationné tous les interprètes, lesquels, dans un finale entraînant, ont repris les airs marquants et les pas de danse de cette œuvre en forme de feu d’artifice.

Sur une histoire convenue d’amours entre un prince viennois et une chanteuse de revue hongroise, de mésalliance et d’opposition familiale, de qui pro quo et de rebondissements, l’intrigue fait revivre un monde d’hier dans une Mitteleuropa fantaisiste et joyeuse. On chante, on danse, on tourbillonne dans ce monde de la monarchie impériale et royale où il ne serait pas bienséant qu’un prince épouse une actrice, même si tout le monde l’appelle ‘Princesse Czardas’. Mais tout finit bien, chacun trouve sa chacune et tout finit pour le mieux, et en chansons et en danses, dans ce monde insouciant.

Cette opérette à grand spectacle nécessite une distribution importante et des interprètes de talent, qui ont été rassemblés par Melcha Coder et Christian Jarniat.  Dans le rôle titre, Laurence Janot a particulièrement brillé : elle cumule des qualités lyriques manifestes avec une rare et précieuse expérience acquise au Ballet de l’Opéra de Paris. Son allant et sa démarche altière en font l’idéale chanteuse devenant princesse. A ses côtés, son soupirant et amoureux contrarié, puis comblé, est remarquablement joué et chanté par le ténor Christophe Berry, qui ne craint pas le contre-ut. Le confident et ami des deux amoureux est le dynamique et drôle Grégory Benchenafi, qui impose son talent humoristique tout autant que lyrique, et qui est déjà par ailleurs une vedette de la comédie musicale. Il y a aussi la délicieuse Amélie Robbins, légère et pétillante.

Il y a encore, en couple princier qui se dévergonde, Pierre Sybil et Patricia Van Acker, jubilatoires tous les deux. Il y a enfin François Langlois, impeccable en grand seigneur artiste et désabusé.

La musique était interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, sous la baguette du remarquable chef Bruno Membrey, et par les Chœurs de l’Opéra de Nice, sous la direction de Giulio Magnanini. De très plaisants intermèdes dansés étaient interprétés par le Ballet Contre-Ut.

Enfin, il faut signaler que la mise en scène fastueuse et dynamique est l’œuvre de Serge Manguette, qui a le chic pour faire vibrer les artistes et les spectateurs : l’opérette à grand spectacle a trouvé avec lui le maître qui peut enthousiasmer les publics. Foin de la morosité, vive l’opérette ! Et un seul regret : qu’un spectacle de cette qualité ne soit représenté que deux fois…

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