OPMC : un concert éclectique  - 15/02/16 - Monaco

>15 février 2015
>Manal
 
OPMC : un concert éclectique
 
 
Pour son concert du samedi 13 février 2016, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a offert une programmation résolument éclectique : une œuvre contemporaine (1980) du compositeur anglais Benjamin George, une œuvre post-romantique de Richard Strauss et une œuvre très classique de Johannes Brahms. De quoi satisfaire ou surprendre tous les mélomanes.
 
>La première œuvre, intitulée ‘Ringed by the flat horizon’, est inspirée par ‘le souvenir d’un violent orage  dans le désert’ et par un poème désespéré de T.S. Eliot, ‘The Waste Land’. Il en résulte une œuvre étrange, vaguement angoissante, grandiose par instant, qui use et abuse des cuivres et des percussions et qui suscite une atmosphère bizarre, une sorte de réflexion écologique sur les méfaits de la civilisation moderne. 
Il faut noter qu’il s’agit d’une œuvre de jeunesse du compositeur : il n’avait que vingt ans quand elle a été jouée aux BBC Proms, après sa formation au Conservatoire de Paris sous la houlette de Messiaen. Ses œuvres sont dorénavant jouées dans le monde entier et il est titulaire de la chaire Henry Purcell à King’s College, Cambridge.
 
>Deuxième œuvre au programme : les formidables ‘Vier letzte Lieder’ (Quatre derniers chants), les dernières œuvres composées par Richard Strauss peu avant sa mort ; son sublime chant du cygne. Ces quatre airs pour orchestre et soprano décrivent des instants: ‘Frühling’ (Printemps), ‘September’, ‘Beim Schlafengehen’ (En s’endormant) et ‘Im Abendrot’ (Dans la rougeur du soir). La mélodie donne à entendre des ambiances, des vibrations, des émotions, et atteint l’ineffable avec l’Abendrot, qui se termine d’ailleurs sur ce vers prémonitoire : ‘Ist dies etwa der Tod ?’ (Serait-ce la mort ?).
La soprano allemande Annette Dasch a remplacé au pied levé sa consoeur Emily Magee et interprété tout en subtiles nuances ces airs chargés d’émotion.
 
>Enfin, troisième œuvre parfaitement classique, la ‘Symphonie n° 1 en do mineur, opus 68’, de Johannes Brahms. Influencée par Beethoven, cette œuvre s’ouvre sur un premier mouvement sombre et triste, le second est lent et doux, le troisième joue des pizzicati et le quatrième se termine sur une vaste montée en puissance. Grandiose, mais sans grand relief.
 
L’orchestre était placé sous la direction de Jeffrey Tate, brillant chef britannique qui a mené une carrière exemplaire en dépit d’un handicap physique considérable. Après une première vie comme chirurgien ophtalmologue, il est passé à la musique et a rapidement excellé dans cette nouvelle orientation. Protégé de Solti, il est vite devenu chef principal du Royal Opera House de Londres, puis de l’Orchestre de Rotterdam, puis de l’Opéra San Carlo de Naples, Son style de direction est net, précis, aisé, plaisant.
 
Cette soirée éclectique ne laissera peut-être pas un souvenir impérissable, mais aura suscité la surprise et l’intérêt par sa diversité et son originalité.
 
La saison de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
 
©  Photos OPMC
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