Philharmonique de Nice : concert romantique à l’Opéra  - 07/03/16 - Nice

>7 mars 2016
>Manal
 
Philharmonique de Nice : concert romantique à l’Opéra
 
 
La salle de l’Opéra de Nice était presque comble ce vendredi 4 mars 2016 : c’est à la fois le choix de la programmation et la qualité du soliste qui ont ainsi attiré les mélomanes.
 
Au programme donc, en première partie, le Concerto pour piano n° 4 en sol majeur de Ludwig van Beethoven, un chef-d’œuvre d’inventivité lyrique et romantique. L’entrée en matière est surprenante, avec le piano seul, jouant quelques accords que reprend ensuite l’orchestre. Tout le premier mouvement est un long et fluide développement lyrique. Le second mouvement, lent et imposant, a parfois été assimilé au chant d’Orphée affrontant les Enfers. Enfin, le rondo final est un mouvement vif et très rythmique.
 
C’est le grand soliste brésilien, Nelson Freire, qui a littéralement enlevé au pas de charge  les moments plus animés tout en distillant méticuleusement les notes des passages plus paisibles. Son toucher précis, subtil, sa virtuosité exceptionnelle, son jeu tout en finesse et en légèreté, ont fait merveille dans cette partition. Sa prestation a été longuement applaudie par le public, qu’il a gratifié d’un ‘bis’ tout aussi allègre.
 
En seconde partie était présentée la Symphonie n° 1 en ré majeur, parfois appelée ‘Titan’, de Gustav Mahler. Œuvre majeure d’abord envisagée comme poème symphonique, elle a été remaniée fréquemment et impose, pour son exécution, une formation élargie avec cuivres, bois et multiples percussions.
Un premier mouvement donne à entendre les bruits de la nature, tandis que le second mouvement vif et rythmé s’inspire de chants et airs populaires autrichiens. Un troisième mouvement alterne des thèmes graves et légers, une lente marche funèbre  s’interrompant sur une musique allègre de mariage juif. Enfin, le quatrième mouvement termine l’œuvre en grand final somptueux : la longue marche des ténèbres vers la lumière aboutit à une musique triomphale aux sonorités brillantes et éclatantes.
 
L’orchestre était placé sous la baguette du chef allemand Michael Zilm, dont la longue et élégante silhouette dansante insufflait son enthousiasme aux musiciens pour une étincelante interprétation de l’œuvre.
Opéra de Nice
 
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