Rétrospective Ernest Pignon-Ernest au MAMAC  - 26/06/16 - Nice

>26 juin 2016
>Manal
 
Rétrospective Ernest Pignon-Ernest au MAMAC
 
Le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) de Nice organise, jusqu’au 8 janvier 23017, une large rétrospective de l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest.
 
L’exposition a été présentée à la presse le jeudi 23 juin par Hélène Guenin, directrice récemment nommée à la tête du MAMAC, entourée de Rebecca François, attachée de conservation et commissaire de l’exposition du MAMAC, et d’Olivier Bergesi, chargé de production, mais surtout par Ernest Pignon-Ernest lui-même.
 
L’artiste, dynamique lutin septuagénaire sommé d’une couronne de boucles grises, a longuement détaillé son long engagement sur des luttes et des thèmes qui l’ont motivé et guidé tout au long de sa carrière. Il aura été de tous les combats contre le nucléaire ou l’apartheid, des soutiens aux Chiliens, aux Algériens ou aux Palestiniens, des actions contre le sida ou contre les expulsions de sans papiers. Sensible à toutes les injustices, il aura eu à cœur de participer activement à toutes les luttes.
 
Les traces laissées sur les murs de lieux emblématiques l’ont profondément marqué et inspiré, qu’il s’agisse des ombres de victimes du feu nucléaire au Japon, de celles des résistants enfermés à la prison Saint Paul de Lyon, d’autres victimes de maladies ou de répressions. Ses œuvres, peintes ou sérigraphiées sur des papiers fragiles, puis collées dans des lieux publics, s’intègrent dans le paysage urbain et en deviennent la « mémoire enfouie ». Souvent, des photographies témoignent de cette intégration réussie et perpétuent la trace de ces œuvres éphémères.
 
L’exposition du MAMAC s’ouvre sur un ‘ecce homo’ bouleversant, empreinte de corps grandeur nature, et fait la part belle à la série « Naples », une succession de sérigraphies de rues souvent installées sur des portes closes, et offrant un contraste frappant entre les papiers fragiles de œuvres et les sols en pavages de pierre brute du Vésuve. On notera une œuvre marquante, où les têtes décapitées du Caravage et de Pasolini, jaillissent d’un cadre baroque et se fondent dans la rue napolitaine.
 
L’exposition se prolonge par la présentation, dans le cadre baroque de l’église abbatiale de Saint-Pons, d’une série de portraits inspirés par les grandes mystiques : le lieu est dans l’obscurité, les œuvres grand format  lévitent sur un miroir d’eau et apparaissent peu à peu dans la lueur de projecteurs. L’effet est saisissant !
 
Voilà l’occasion de (re)découvrir l’œuvre d’un artiste niçois que beaucoup connaissent déjà grâce aux décors marquants qu’il a composés pour Jean-Christophe Maillot et les « Ballets de Monte-Carlo ».
 
>>A propos
Suite au départ à la retraite de Gilbert Perlein, un jury en présence de représentants de la Ville de Nice et du Ministère de la Culture, avec la participation de Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture, a retenu la candidature d’Hélène Guenin qui a pris ses fonctions au musée le lundi 7 mars 2016 dernier.
Hélène Guenin a été responsable du pôle programmation du Centre Pompidou-Metz de novembre 2008 à fin février 2016, où elle était en charge, auprès de la direction, de la politique des expositions, du programme de spectacle vivant et de performance associé, ainsi que des éditions.
 
> En ouverture, Hélène Guenin, directrice du Mamac, Ernest Pignon-Ernest, Rebecca François, directrice adjointe et commissaire de l’exposition.

MAMAC
 
Exposition 25 juin – 8 janvier 2017
Au MAMAC – 1er étage du musée
A l’Eglise abbatiale de Saint Pons
25 juin – 2 octobre 2016
 
 
© Photos Manal
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