OPMC : Brahms avec Adam Laloum au piano  - 05/07/16 - Monaco

>5 juillet 2016
>Paule Elliott
 
OPMC : Brahms avec Adam Laloum au piano
 
On pourra dire que le concert estival du dimanche 3 juillet 2016 a réuni dans la salle de l’Auditorium Rainier III les vrais amateurs et mélomanes : ces spectateurs avaient en effet renoncé à l’autre grand événement du jour, un match de football historique opposant en quart de finale de la Coupe d’Europe l’équipe de France à celle de l’Islande. Et les vrais mélomanes ont eu raison, car ils ont eu droit à un concert de haute tenue musicale (nonobstant le fait que la France a gagné… !).
 
Au programme du concert, en première partie, figurait le Concerto pour piano et orchestre n° 2, en si bémol majeur, opus 83, de Johannes Brahms, une œuvre exubérante et vive d’une grande puissance expressive.
Elle était interprétée pour l’occasion par Adam Laloum, jeune soliste (29 ans) français de qualité. Formé aux Conservatoires de Toulouse et de Paris, puis de Lyon, il a remporté le Prix Clara Haskil à Vevey en 2009. Il a entamé une carrière qui l’a amené à jouer avec les plus grands orchestres européens. Il s’est montré très à l’aise dans l’œuvre de Brahms, dans une lutte sans cesse renouvelée entre l’orchestre et le soliste, qui enchaîne accords puissants, trilles et arpèges. Le troisième mouvement – andante – s’est avéré d’une subtilité exceptionnelle avec l’apparition du violoncelle solo en contrepoint du piano, un moment de grâce.
 
Chaleureusement applaudi, M. Laloum a ensuite régalé les spectateurs d’un bref morceau tout en toucher délicat de Schumann, un autre délicieux instant de romantisme.
 
En seconde partie était programmé ‘Ein Heldenleben’ (Une vie de héros), poème symphonique opus 40, de Richard Strauss, œuvre  quasiment autobiographique qui se déroule en épisodes chronologiques (le héros, ses adversaires, sa compagne, son combat, ses œuvres de paix, sa retraite et son accomplissement). Avec ses nombreux motifs et ses éléments de composition modernes et variés, puisqu’elle est à la fois polytonale, polyphonique et poly-thématique, cette composition nécessite un orchestre renforcé en bois, cuivres, percussions et harpes : c’est donc un Orchestre de Monte-Carlo au très grand complet qui a interprété cette œuvre puissante, déroutante et éclatante.
 
L’Orchestre était placé sous la baguette d’Alain Altinoglu, chef d’orchestre français formé au Conservatoire de Paris, où il enseigne également depuis 10 ans dans la classe d’ensemble vocal et depuis 2014, dans la classe de direction d’orchestre. Il est aussi depuis 2015 le directeur musical du Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles et a dirigé dans de nombreux théâtres lyriques de par le monde, dont Bayreuth. Son style vif et enthousiaste a entrainé l’orchestre dans une interprétation brillante de l’œuvre de Strauss.
 
Belle musique pour une belle soirée d’été.
 
OPMC
 
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