Concert à Nice : le violoniste Ray Chen en vedette  - 04/10/16 - Nice

>4 octobre 2016
>Manal
 
Concert à Nice : le violoniste Ray Chen en vedette
 
La programmation de l’Orchestre Philharmonique de Nice en cette fin de septembre avait tout pour séduire : deux œuvres réputées et appréciées et la venue d’un soliste de renommée mondiale. Le succès a donc été au rendez-vous, avec une salle de l’Opéra comble tant en soirée qu’en matinée.
 
En début de programme, le Concerto pour violon et orchestre en mi mineur, opus 64, de Félix Mendelssohn, un chef-d’œuvre de la musique romantique allemande, a donné au soliste Ray Chen l’occasion de montrer toutes ses qualités de virtuosité, de précision, de fougue et d’émotion. C’est peu de dire qu’il a illuminé l’œuvre de son interprétation élégante et brillante.
 
Ray Chen est un violoniste vraiment exceptionnel. Né à Taiwan, il a grandi en Australie. Enfant prodige, il y a étudié la musique et a rapidement montré toutes ses qualités. Il a obtenu des bourses pour poursuivre ses études au prestigieux Curtis Institute de Philadelphie. Il a été à 18 ans le premier lauréat du concours Yehudi Menuhin et a ensuite été à 19 ans lauréat du Concours Reine Elizabeth de Belgique. A ce jour, à 27 ans à peine, il est engagé dans une brillante carrière de soliste auprès des plus grands orchestres mondiaux.
 
Vivement applaudi et ovationné tant par le public que par l’ensemble de l’orchestre, il a adressé au public un ‘merci beaucoup’ salué par des nouvelles salves d’applaudissements.
Il a démontré ensuite qu’il avait du talent, mais aussi de la répartie.
Quand une voix dans la salle crie : ‘le violon, c’est facile’, Chen se fait traduire par le premier violon, puis lance en montrant son instrument : ‘A Stradivariius. I do not have to work so much . It’s automatic’, déclenchant des rires et de nouveaux applaudissements.
Il est ensuite  revenu sur scène pour deux bis, d’abord le Caprice 21 de Paganini, puis une Sarabande de Bach, deux morceaux accueillis avec le même enthousiasme.
 
Tout au long de son interprétation, sa complicité avec le chef Yannis Pouspourikas sautait aux yeux. Le chef marseillais qui, après des études à Genève et Zurich, a surtout brillé dans la direction d’œuvres lyriques et été assistant de Sir Simon Rattle au festival de Glyndebourne, mais se consacre également au répertoire symphonique. Son style chaleureux, sa direction d’orchestre animée et même dansante, entraînent les musiciens dans ses choix d’interprétation et plaisent au public.
 
Ce style très personnel a encore marqué l’exécution de la Symphonie n° 5 en do dièse mineur de Gustave Mahler, une œuvre émouvante et grandiloquente, qui traduit exactement  l’état d’esprit du compositeur : après avoir frôlé la mort à la suite d’une maladie, il revient peu à peu à l’optimisme, retrouve la santé et le goût de vivre, puis rencontre et épouse Alma Schindler.
On entend donc d’abord une longue marche funèbre pesante et solennelle avec ses fanfares militaires. On passe ensuite à des airs populaires plus joyeux. Puis vient un ‘adagietto’ sublime et lent, qui a beaucoup contribué la notoriété de l’œuvre, et enfin, un finale léger et ‘giocoso’.
 
C’est un orchestre au très grand complet, avec 92 musiciens en scène, qui a interprété de façon grandiose cette œuvre sublime sous la baguette inspirée de son chef du jour. De longs applaudissements ont salué cette performance magistrale.
 
 
Opéra de Nice
 
© Photos Uwe Arens - Opéra de Nice
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