Grande Saison OPMC : Enescu et Mozart avec Radu Lupu et Lawrence Foster.  - 25/10/16 - Monaco

>25 octobre 2016
>Manal
 
Grande Saison OPMC : Enescu et Mozart avec Radu Lupu et Lawrence Foster.
 
 
L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a donné vendredi (21 octobre) un concert exceptionnel de sa ‘Grande Saison 2016-2017’ à l’Auditorium Rainier III.
 
Au programme figurait d’abord le ‘Concerto n° 23 pour piano et orchestre en la majeur, K488 de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette œuvre de maturité semble tourner autour des réflexions suscitées par l’adhésion du compositeur à la maçonnerie et ses inquiétudes métaphysiques. L’adagio, en particulier, est empreint d’une profonde mélancolie, d’un désespoir touchant.
 
L’appréciation de l’œuvre doit beaucoup à l’interprétation du soliste, le pianiste roumain Radu Lupu, dont le jeu serein, paisible, fait encore mieux ressortir le toucher exceptionnel, tout en en subtilité, et en précision. Selon une de ses rares déclarations, il s’agit, dit-il, de ‘donner au public l’illusion de legato sur un instrument essentiellement percussif’, et il y réussit de façon étonnante. Imperturbable, caché sous sa tignasse blanche et sa barbe broussailleuse, renversé sur sa chaise de bureau, incroyablement détendu, il attend, mains croisées sur le ventre, puis entame sa partition sans effets, ni grandiloquence, mais tout en finesse et précision.
 
Sa connivence avec le chef américain Lawrence Foster est tout aussi surprenante : les deux septuagénaires se complètent et se répondent, le soliste battant la mesure du bras gauche tout en jouant de la main droite, et en suivant néanmoins la baguette du chef.
 
Le public a fait un triomphe à l’artiste, qui a ensuite interprété en bis une sonate de Beethoven raffinée .et délicieusement compliquée.
 
Dans cette soirée décidément placée sous le signe de la Roumanie, la deuxième œuvre au programme était la Symphonie n° 3 pour chœur mixte et orchestre, opus 21, de Georges Enescu, le compositeur national roumain, dont Lawrence Foster, lui-même d’origine roumaine, est, par ailleurs, le spécialiste reconnu.
Il s’agit d’une œuvre ambitieuse et grandiose, composée en 1916, en pleine guerre mondiale, et qui transpose en musique tous les tourments de l’époque, le départ enthousiaste des soldats, les affres des combats, la paix endeuillée, le tout en des mouvements musicaux amples, imposants, sonores, tonitruants parfois.
L’exécution exige un orchestre au très grand complet, une formation élargie, avec cuivres et percussions en nombre, piano, orgue et célesta, et un chœur mixte. Avec tous les musiciens et les chanteurs et chanteuses du chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, c’est près de 150 personnes que le chef avait sous sa baguette. La brillante exécution de cette œuvre impressionnante a suscité l’enthousiasme du public.
 
Il a longuement applaudi le chef Foster, qui fêtait son 75ème anniversaire.
En son honneur, l’orchestre a entamé un ‘Joyeux Anniversaire’ unanimement salué.
 
OPMC
 
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