Dirty Dancng au Grimaldi: la comédie musicale  - 19/07/17 - Monaco

>18 juillet 2017
>Manal
 
‘Dirty Dancing’ – la comédie musicale
 
 ‘Dirty Dancing’, film musical de 1987, avait rencontré un vif succès auprès de millions de spectateurs. Ce succès a incité des promoteurs à transposer l’œuvre sur la scène. C’est une nouvelle version remaniée et recréée à Londres qui a été donnée au ‘Grimaldi Forum’ de Monaco en juillet 2017.
 
L’intrigue est simple et sans complications. Pendant l’été 1963, une jeune fille de 17 ans, Frances, surnommée Baby, est en vacances avec ses parents et sa grande sœur dans un hôtel de vacances des Catskill Mountains, au nord de New York. Elle découvre par hasard les logements du personnel et une fête où la troupe chargée de l’animation dans l’hôtel se déchaîne dans des danses lascives (c’est d’ailleurs le titre retenu au Québec pour l’œuvre !). Séduite par ces rythmes torrides et subjuguée par Johnny Castle, le professeur de danse, elle veut à tout prix s’intégrer aux danseurs en dépit des difficultés techniques, des différences sociales et de l’opposition de ses parents. Mais tout est bien et l’amour doit vaincre : la réussite de ses efforts est concrétisée par le ‘porté final’, quand, s’élançant vers son partenaire, elle est  soutenue à bout de bras et plane au dessus de la scène, sous les applaudissements de tous les spectateurs.
 
Au delà de cette lecture simpliste, de nombreux détails du scénario et des dialogues ancrent l’œuvre dans l’époque où elle est située. Il est question de John Kennedy, élu depuis deux ans. L’héroïne, Frances, évoque son souhait de s’engager après ses études dans le ‘Peace Corps’, une organisation de jeunes volontaires américains créée par Kennedy pour contribuer au développement dans le Tiers Monde. Il est plusieurs fois question de ‘freedom riding’, ces expéditions de jeunes libéraux visant à inciter les Noirs du Sud à s’inscrire sur les listes électorales dans le cadre de la lutte pour les droits civiques. Tout aussi caractéristique est le lieu de l’action : les Catskill Mountains regorgent en effet d’hôtels, de camps de vacances et de lieux de villégiature où la classe moyenne de New York vient se reposer et se divertir. Nombreux sont d’ailleurs les humoristes qui y ont commencé leur carrière, comme Woody Allen ou Jerry Seinfeld.
 
La mise en scène est compliquée par les multiples lieux de l’action : l’entrée de l’hôtel, sa salle de bal, la salle du petit déjeuner, le bungalow de la famille de Baby, les logements du personnel, l’escalier qui y mène. Des décors  glissent sur scène, s’ouvrent, se referment, se tournent et se retournent, tandis que les comédiens passent d’un lieu à l’autre : un peu compliqué, mais efficace.
 
Les numéros de danse, trop peu nombreux, sont très enlevés, joliment interprétés avec fougue et talent, servis par des interprètes dynamiques et très professionnels. La partition comporte plusieurs morceaux devenus des tubes, comme ‘Time of my life’, ‘Hungry Eyes’, ‘Hey Baby’, ou encore ‘Do you love me ?’. La bande originale du film est d’ailleurs la plus vendue de tous les temps. Et en dépit du côté suranné de certains détails de l’intrigue, cette musique et la chorégraphie qui l’accompagne emportent encore tous les suffrages, à en juger par l’enthousiasme de jeunes spectatrices qui se trémoussaient et dansaient dans les allées pendant le grand finale, et des vifs applaudissements et nombreux rappels en fin de spectacle.
 
 
Plus d’info : Grimaldi forum
 
© Photos Grimaldi Forum
© Channel Riviera® 2016. Tous droits réservés








▲ Revenir au début de la page



© All rights reserved Channel Riviera 2009-2013 
 Publicité - Annonceurs  /  Liens  /  Partenaires - accès  /  Conditions Générales  /  A propos  /  Contact