Lionel Bringuier dirige l’Orchestre Philharmonique de Nice  - 05/06/18 - Nice

>5 juin 2018

>Manal

 

Lionel Bringuier dirige l’Orchestre Philharmonique de Nice

 

Les mélomanes niçois se sont précipités en foule à l’Opéra pour deux concerts d’exception, marqués par le retour de deux enfants prodiges devenus tous deux des vedettes : Lionel Bringuier et Edgar Moreau. Plus une place à louer : la salle était bondée du parterre au poulailler en dépit de sollicitations simultanées – un France-Italie de football au stade de Nice, - encore que les embarras de circulation dus à ce match aient provoqué quelques trouées dans les rangs des spectateurs. 

 

Une bonne raison à cette affluence : Lionel Bringuier, le chef niçois, rentre chez lui pour diriger l’Orchestre Philharmonique de Nice dans un programme sur mesure.

Le chef prodige et précoce a pris de la maturité, mais garde à 32 ans un enthousiasme plein de fraîcheur et de dynamisme, qui transparaît dans son style de direction vif et précis, sinon athlétique. 

 

Au programme d’abord, le ‘Prélude à l’après-midi d’un faune’, de Claude Debussy, une œuvre toute de sensibilité, une « illustration très libre du poème de Stéphane Mallarmé », selon le compositeur. Cette œuvre si française interprète de façon impressionniste les instants de rêverie et de bonheur d’un faune par une chaude après-midi d’été. Légère, subtile, la musique suit les envolées et arabesques de la flûte en solo. Un délice paisible et enchanteur.

 

Pour le ‘Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur’ de Camille Saint-Saëns, le soliste était Edgar Moreau, un autre prodige musical, qui, à 24 ans, cumule les prix musicaux et mène tambour battant une superbe carrière. Il s’est montré brillant dans l’exécution de cette œuvre innovante faite de trois sections jouées sans interruption et qui a fait accéder le violoncelle au statut d’instrument soliste. La complicité était palpable avec le chef Bringuier, lui-même aussi violoncelliste. Le public a salué de nombreux rappels le soliste, qui a encore interprété en bis un extrait d’une suite pour violoncelle de Bach.

 

Enfin, dans la ‘Symphonie n° 2 en mi mineur’, de Sergueï Rachmaninov, l’orchestre s’est tout simplement transcendé sous l’impulsion de son chef et grâce à la précision de sa direction. Cette œuvre ample et variée, qui multiplie et entremêle les thèmes et les climats, nécessite une formation au grand complet, et tous les musiciens ont contribué à sa superbe et enthousiasmante exécution, avec une mention spéciale pour le superbe solo de clarinette du troisième mouvement. 

 

Le public, une fois encore, a chaleureusement applaudi son orchestre et a même été gratifié d’un bis avec la ‘Marche hongroise’ de la ‘Damnation de Faust’ d’Hector Berlioz.

 

Cette soirée a fait passer sur l’Opéra de Nice un coup de vent de jeunesse avec ces deux musiciens qui ont brûlé toutes les étapes et qui ont démontré ce soir encore leurs qualités exceptionnelles et leur remarquable talent.

 

 

Opéra de Nice

 

#Renseignements - Réservations

T +33 (0)4 92 17 40 79

 

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