LA CORSE AU NATUREL, UNE ILE DE BEAUTE(S), web serie avec MOBY LINES  - 08/07/18 - Corse

>6 juillet 2018

>Paule Elliott

 

LA CORSE AU NATUREL, UNE ILE DE BEAUTE(S), EPISODE 1

 

Organisé conjointement avec Moby Lines et les autorités touristiques de Bastia, un voyage de trois jours, bien ‘corsé’, de découvertes en pays bastiais et ses alentours nous a plongés au cœur de la plus belle des îles.  Merci à tous!

 

Voici le programme,  embarquement immédiat,: Bastia ; le Parc Culturel Galea (Taglio-Isolaccio) ; la plage de La Marana ; Corte (Centre Corse) ; L’île Rousse et la plage de Lumio (La Balagne) ; une halte à Saint-Florent et un retour vers Bastia par le Désert des Agriates (Nebbiu)…

 

#Quelques mots…

Au moment de rédiger mon texte je me suis sentie frustrée d’avoir à ‘zipper’ les informations et les magnifiques images de ce beau périple. Seraient-ce mes origines maternelles qui ressurgissent ?

L’espace étant le luxe de notre époque, j’utiliserai celui de l’Internet pour mettre à profit cette belle expérience, une sorte de ‘mini web serie’, reprenant chaque jour l’une des étapes et ses découvertes.

J’espère que vous me suivrez dans chacune d’elles…

 

Un voyage en Corse avec Moby Lines, une web série : épisode 1, Bastia, le Parc Galea, Lucciana

 

Pemier jour : Bastia, Parc Galea à Taglio-Isolaccio et retour vers l’hôtel La Lagune à Lucciana par le cordon lagunaire

 

#La Corse d’abord

Surnommée  ‘Kallisté’, (la plus belle) dans l’antiquité, la Corse séduit, ensorcelle. Sans strass ni paillettes, ses joyaux se découvrent dans une nature préservée, riche de diversité, de contraste et d’authenticité.

Avec 1000 km de côtes, dont 300 km de plages de sable,  cette ‘montagne’ dans la mer’, cette île de granit et de schiste à la topographie accidentée laisse peu de place aux plaines. Sa chaîne aux crêtes effilées (le Monte Cinto culmine à 2706m) qui s’étend du nord-ouest au sud-est de l’île favorise les micros climats et l’étagement de sa végétation. Ainsi quelques kilomètres à vol d’oiseau suffisent-ils pour passer d’une mer turquoise frangée de sable blanc à la fraîcheur ombragée d’une rivière aux eaux cristallines, coulant parfois sous un pont génois.

Sa position stratégique en Méditerranée en fit un objectif et un enjeu stratégique pour les puissances avoisinantes plus ou moins proches : Grecs, Etrusques, Carthaginois, Romains, Vandales, Ostrogoths, Byzantins, Lombards, Sarrasins, Maures et Catalans, Pisans, Génois, Aragonais, Turcs, Français enfin, ont eu l'ambition d'y établir leur domination… jusqu’à ce que Pascal Paoli, le ‘père de la patrie’, s'attache à construire le premier Etat corse au XVIIIe siècle, le dote d’une constitution (1755-1768) avant que la Corse ne soit définitivement rattachée à France en 1768, lors de la bataille de Ponte-Nevo.

 

C’est ce contexte historique et géographique qui a forgé le caractère d’un peuple corse, essentiellement agro-pastoral, contraint de vivre en autarcie dans des villages dispersés au cœur de vallées pour se protéger de l’ennemi et éviter les épidémies.

 

De ce qui fut un handicap, elle en a fait sa force. Elle a entretenu son particularisme en restant fidèle à ses valeurs ancestrales et à ses traditions tout en préservant son patrimoine culturel, religieux et gastronomique aussi !

Elle s’ouvre au monde et sa modernité pour raconter son histoire au travers de musées, de parcs, d’événements culturels, d’édifices religieux exceptionnels et de ses polyphonies envoûtantes, musiques venues du fond des âges qui touchent votre âme.

 

#Bastia « Ville d’Art et d’Histoire » …et de ‘légendines’

 

L’arrivée dans le port à Bastia nous conte déjà son histoire.

Dans la lumière matinale, la vieille ville et ses édifices emblématiques,  la citadelle, les remparts et les hautes tours de l’Eglise Saint-Jean Baptiste (XVIIème), s’érigent sur le promontoire rocheux et se reflètent dans les eaux du vieux port (Portu Cardu), ‘Terra Vecchia’.  Sa position stratégique et l’installation du gouverneur génois, Leonello Lomellini, dans sa ‘bastiglia’, en 1381, l’élèveront au rang de capitale.  S’ensuivront constructions et développements de la ‘Terra Nova’, un nouveau quartier prospère.

Capitale de lÎle jusqu’en 1793, lors de la séparation de la Corse en deux départements, elle est aujourd’hui préfecture de la Haute Corse.

Second port de Méditerranée après Marseille, elle est le premier moteur économique de l’Île et la seconde ville la plus peuplée de la région (39 000 habitants) après Ajaccio. Le Pays Bastias compte 38 communes.

 

La très vaste Place Saint-Nicolas bordée de belles maisons aux hautes façades de style génois est l’un des lieux de vie des Bastiais. Un imposante statue de Napoléon 1er en empereur romain, signée Bartolini (1854), y figure en bonne place.  Un peu plus loin sur la place, on peut y voir des ‘maisons d’Américains’, de style néoclassique toscan, symboles de réussite de Cap Corsins partis faire fortune aux Amériques. La rue Napoléon, voie piétonne animée et commerçante, mène au marché et à l’entrée de la Vieille Ville, à laquelle on accède par une belle volée d’escaliers.

 

Bastia Ville d’Art et d’Histoire

Bastia, capitale de la Corse génoise, reste le plus vaste ensemble urbain de cette période.

Le musée reste centré sur l’histoire de la ville, et sa richesse intellectuelle et artistique.
Chaque année se déroule au mois de juin un Festival Méditerranéen « Mode& Design » qui connaît le plus grand succès.

 

 D’oratoires en églises, de cathédrales en confréries et couvents… avis aux passionnés d’édifices religieux baroques, la ville de Bastia en compte vingt-six, un record en Corse. Cette profusion tient à son statut de capitale dès le XIVème siècle, époque où tous les ordres religieux de l’île souhaitaient être au plus près du Gouverneur génois.

 

#L’oratoire de la confrérie de l’Immaculée Conception, une étonnante histoire.

Durant la période anglo-corse (1794-1796), les séances du parlement se tinrent dans cette chapelle. Le trône du Roi Georges III d’Angleterre était placé sur les degrés du maître autel, celui du Vice-Roi, Sir Elliot, se situant au bas des marches. A chaque début et fin de séance le ‘God Save the King’ était entonné par l’assistance. 

 

 #L’église Saint-Jean Baptiste qui surplombe le marché est la plus grande de l’île. On peut y admirer ses retables de marbres polychromes, son tabernacle en argent repoussé et sa tribune d’orgues ‘en nid d’hirondelles’.

 

#L’Oratoire de la confrérie de la Sainte-Croix. Nous voilà en terre vaticane !

Cet édifice a été construit en 1543 sur un terrain appartenant à la basilique Saint-Jean-de-Latran, la paroisse du pape à Rome. 

Un patio ombragé mène à l’intérieur de ce joyau baroque et rococo, qui abrite le Christ noir des Miracles (1428).

Les rais de lumière naturelle filtrés à travers les vitraux mettent en valeur sa beauté architecturale. L’acoustique se révèle excellente dès les premiers accords de l’ensemble polyphonique.  Pendant plus d’une heure le chœur de l’église a résonné aux sons des ‘Cantu in Paghjella’, ces chants traditionnels corses classés au Patrimoine immatériel de l’Humanité depuis 2009.

Merci à Monsieur Christian Andréani pour ce ‘concert-conférence’ polyphonique exceptionnel qui nous a conté l’histoire de la polyphonie et de la Corse à travers les âges. Merci pour cet instant de grâce.

 

Prochaine halte, un déjeuner agréable au restaurant ‘A Casarella’ avec une superbe vue sur le Vieux Port.


Mais auparavant une petite Légendine sur l’originie du mot ‘banqueroute’. A l’un des angles du donjon, une dalle de pierre, ’un lastrone’, était l’endroit où l’on attachait cul nu un commerçant malhonnête. Après avoir subi les quolibets de la foule pendant une journée il était ramené dans son lieu de négoce où les sergents d’armes brisaient son comptoir à coup de massue… « banca rotta »…j’entends vos commentaires !

  

 

PARC GALEA -  HOTEL LA LAGUNE

Direction Taglio-Isolaccio pour découvrir le Parc Galea, puis retour vers Lucciana par le Cordon Lagunaire – Plage de la Marana

 A environ une heure de Bastia, le long de la côte orientale et à quelques centaines de mètres de la mer Tyrrhénienne, le Parc Galea est devenu en quelques années l’un des hauts lieux culturels de la Corse. En 2017, 60 000 visiteurs l’ont découvert! A la fois ludique, pédagogique et scientifique, il comporte 9 hectares de jardins bien ordonnancés et un espace multimédia de 2000 m2,  lequel raconte la Corse et le bout du monde. Parallèlement, le cycle annuel de 30 conférences avec les plus grands scientifiques français rassemble les dimanches après-midi entre 800 et 1000 personnes !

« On y vient pour la nature et on y découvre la culture »

 Galea, du nom des navires qui venaient s’amarrer sur les côtes voisines il y a deux mille ans… suivez Fabrice Fenouillère, le bouillonnant directeur du lieu !

 

 Menée tambour battant, la découverte du parc a été riche en informations, ponctuée d’anecdotes et terminée de la manière la plus originale avec le parcours sensoriel, pieds-nus sur un sentier de minéral, de végétal, ou humide : verre, bois, graviers, charbon…non, pas de braise, mais l’expérience évoquerait plutôt l’adage ‘ fais attention où tu mets les pieds!’

 

Quelques anecdotes végétales…

Les cactées, l’autre passion de Fabrice Fenouillère : 400 cactus s’exhibent dans un espace zen. La collection serait l’une des plus importantes en Europe avec quelques rares ‘monstres’ recherchés par les aficionados. 

*Quelques informations ‘piquantes’: les cactées n’aiment pas le soleil, d’où leurs épines ; le figuier de barbarie, plante abondante dans le maquis est comestible, mêmes ses raquettes, riche en vitamines et l’huile de ses pépins est l’une des plus chères… 

*Un peu plus loin, question-réponse sur la graine du caroubier, appelée à un grand avenir.

Depuis les Phéniciens et les Etrusques, sa taille et son poids (0,20g), intitulé ‘carat’, en ont fait l’étalon des échanges de matières précieuses.

*Une petite dernière : l’Oranger des Osages, un arbre de l’Arkansas de la tribu indienne éponyme, donne un fruit dont le jus laiteux est utilisé pour la cicatrisation de blessures… à suivre !

*Entre végétal et technologie numérique, nous voici à l’intérieur, plongés dans l’obscurité ; seules les plantes suspendues sont éclairées…nous sommes invités à frôler leur feuillage et, surprise, elles émettent (ou pas) des sons (chants ?) selon notre énergie électrostatique… (vidéo)

 La suite de la visite nous mène dans les espaces ethnographiques d’exposition en cours avant de découvrir les immenses salles multimédia dédiées à l’histoire de la Corse, de ses anciennes populations, de la Méditerranée qui fut son berceau, de ses légendes et de ses ‘paghjelle qui rythmaient les événements de la vie. Magnifique !

 

>A propos

Selon Fabrice Fenouillère, le Parc Galea est « un jardin de culture et de nature, un projet privé d’intérêt général ». 

Ce lieu atypique et passionnant est né en 2010 d’une rencontre entre Fabrice Fenouillère, conférencier de formation à l’Université de Corte, et Paul et Pierre-François Semidei, père et fils, propriétaires d'un terrain familial. Le Parc Galea a ouvert en 2012, n’a bénéficié d’aucune subvention et n’a pas vocation à être un parc commercial.

Il met au centre de ses priorités la connaissance et l’humain. 

Précisons que tous les conférenciers interviennent bénévolement.

Le Parc Galea reçoit quelque 6000 écoliers gratuitement chaque année.

Ses tarifs modestes les mettent à la portée du plus grand nombre 

 

>Aux alentours

Taglio et Isolaccio sont deux villages perchés face à face situés dans la piève de la Tavagna. 

Ils sont connus dans toute la Corse pour la qualité de leurs chanteurs et poètes. 

L’art ancestral de la paghjella (chant traditionnel corse) s’est transmis de génération en génération et perdure. 

 

 Un bref retour vers le nord via le Cordon Lagunaire de la Marana, proche de la réserve naturelle de l’Etang de Biguglia, et nous voilà à Lucciana, à l’hôtel ‘La Lagune’…le temps d’une halte bienvenue !

 Les chambres sont vastes et bien organisées pour des séjours ‘en famille’. Un jardin arboré, une belle piscine, et surtout à quelques pas, la longue plage de sable de la Marana.

Excellentes prestations. L’établissement vient tout juste d’obtenir sa 4ème étoile.

 @musante coïncidence…

Sainte Dévote est la patronne de Lucciana et de Monaco : un jumelage ‘pour une communauté d’âme’ dont les liens remontent à 1700 ans.

La jeune chrétienne corse est qualifiée de ‘Dei vota’ (vouée à Dieu) et meurt en martyre au 4ème siècle.

Son corps, placé dans une barque sans voile, aurait atterri à Monoikos, dans le ravin qui porte son nom.

Le jumelage a été concrétisé par l'inauguration de la contre-jetée du port Hercule, baptisée "Jetée Lucciana", le 27 janvier 2009.

 

 

La journée commence agréablement sous la grande terrasse ombragée avec de généreux petits-déjeuners qui jouent la carte ‘locale’ (miel, brocciu, agrumes frais, confitures artisanales, charcuterie corse…).

En route pour notre deuxième journée de découvertes : Corte et l’île Rousse par la Balagne…

 

Hôtel La Lagune
Parc Galea


Office de Tourisme de Bastia


 

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©  Photos Paule Elliott

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