LA CORSE AU NATUREL. L’ÎLE ROUSSE - SAINT-FLORENT VIA LES AGRIATES, EPISODE 3  - 11/07/18 - Corse

>10 juillet 2018

>Paule Elliott

 

 

LA CORSE AU NATUREL. L’ÎLE ROUSSE - SAINT-FLORENT VIA LES AGRIATES, EPISODE 3

 

Après une nuit réparatrice à l’excellent Hôtel Best Western, nous quittons, non sans un certain regret, ‘l’Isula’, ses îlots de porphyre rouge et ses plages de rêve… en route pour Saint-Florent via le Désert des Agriates, un territoire partagé entre les microrégions de la Balagne à l’ouest et du Nebbiu Conco d’Oro …

 

Un voyage en Corse avec Moby Lines une web série : épisode 3

Troisième jour et dernier jour de notre périple – De l’Île Rousse à Saint-Florent par le Désert des Agriate et retour à Bastia…

 

Le Désert des Agriates a été au siècle dernier le ‘grenier à blé’ (agriate) de la Corse et un théâtre de transhumance. Il reste de cette époque des ‘pagliaghji’ (paillers), cabanes en pierre sèche, qui sont à présent restaurées et aménagés en hébergement d’étape sous la houlette du Conservatoire du Littoral.

Ce territoire redevenu sauvage où se mêlent longues crêtes rocheuses  et  vallons tapissés de maquis (lentisques, cistes, chênes lièges…) offre par ailleurs de superbes plages de sable blanc et de mer cristalline.

Le village de Barbaggio, dernière étape avant d’arriver à Saint-Florent, offre un splendide panorama sur le Golfe et sur le Domaine de Patrimonio, le premier domaine viticole à avoir reçu l’appellation AOC.

 

Yachts luxueux et ‘pointus’ se côtoient dans ce petit port qui n’est pas sans rappeler celui de Saint-Tropez. Les ruelles étroites du village mènent à la Place Doria et sa ‘fontaine aux grenouilles’, puis à la Citadelle du XVème. Tout autour de Saint-Florent des petits villages accrochés à flanc de montagne regorgent de trésors patrimoniaux et de petits artisans rappelant le passé pastoral et agricole de la région du Nebbiu Conco d’Oro …

 

Une pause café et nous voilà repartis vers Bastia…

 

Chance ! C’est dimanche et une visite au marché s’impose. Au vu des étals, les artisans des saveurs et du goût sont bien descendus de leurs villages: charcuteries de cochon noir, fromages, brocciu, miel, spécialités à la châtaigne, vins, liqueur de myrte,… la liste est longue et les sacs deviennent lourds ! Que diable, on ne va pas se priver !  Une dernière petite dégustation de ‘migliacciole’, beignets à la brousse préparés à l’instant, et nous voilà repartis vers la Place Saint-Nicolas. Dernière visite dans la boutique, à présent ‘Concept Store Cap Mattei’, de l’emblématique apéritif au quinquina, ‘Cap Corse’ L.N. Mattei’, dont l’histoire remonte à 1872, quand il a été mis au point par Louis-Napoléon Mattei.

 

Il est temps de se rendre au port et d’embarquer à bord du ferry Moby Kiss. L’accueil y est toujours aussi agréable !

 

Accoudés au bastingage, nous regardons disparaître lentement tous ces lieux devenus familiers, la Place Saint Nicolas, la Vieille Ville et ses édifices emblématiques, puis les côtes du Cap Corse…nous laissant tout à nos rêveries, la tête bourdonnante d’images, de saveurs, de sons et d’Histoire d’une île ensorceleuse où tant de joyaux restent à découvrir !

Quelques dauphins du Sanctuaire Pelagos nous escortent… dernières images de cet envoûtant périple…

 

Une ode à la Corse du capitaine Antoine de Saint-Exupéry

« La grande aventure des Corses » de René Sédillot

 

Galet posé sur la Méditerranée,
Combien de fois t’ai-je cherché
Dans la mer blanche des nuages !

Et découverte sur un ciel de mer…
Avec quelle allégresse je piquais vers toi
Dans le vrombissement de mes mille chevaux !

Alors je coupais les gaz.
Silencieuse comme une flèche,
Inexistante comme elle,
Tu devenais le but, la force attractive, la sirène.
Tu m’apparaissais dans tout ton dessin,
Dans (toute) ta grâce offerte nue à mes regards,
Comme celle qui voulait justifier
Mes péchés et m’absoudre.
J’attachais mes yeux sur tes golfes merveilleux,
Aux arabesques d’agate,
Sur tes plages et sur tes criques secrètes.

Tes monts aiguisés de neige,
Tes forêts et tes maquis mystérieux,
Tes cours d’eau, tes cascades et tes mille sentiers
Bleus  comme des veines,
Tout te rendait humaine dans une (ton) immensité hostile.
Soudain, dans le silence dangereux qu’il me fallait rompre,
Un parfum chaud m’environnait : thym, lavande,
Œillet des rochers, menthe sauvage,
Fruits de mer, fruits éclatés au soleil.
Elle n’en finissait pas de rendre son parfum,
Parfum qui me grisait et m’ensorcelait

 

# Pour rester dans l’esprit… un livre pour l’été !

 « Une famille corse » de Robert Colonna d’Istria (Maison Plon) 

Recension à venir…

 

Office de Tourisme de l’Île Rousse

Office de Tourisme de Saint-Florent

Office de Tourisme de Corte
Office de Tourisme de Bastia

 

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©  Photos Paule Elliott

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